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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 10:31

 

 

Nous avons lu Christine Angot et Jean-Louis Fournier, et échangé autour des thèmes de l'autofiction, autobiographie, écriture du moi pendant la réunion du jeudi 5 janvier 2012.

Il est difficile de voir au-delà de la femme nommée Christine Angot qui écrit des livres et possède une forte personnalité largement exprimée dans les médias. Il faut se colleter au texte qui déroute, qui demande un effort. Il faut parvenir au bout de la première partie de L'inceste à l'écriture hachée où Angot évoque son expérience homosexuelle avec une femme aimée et impossible à aimer. Il faut  passer par cette étape de la deuxième partie avec ses définitions psychanalytiques pour aller vers une troisième partie à la fois terrible et apaisée où l'auteur évoque l'inceste, les causes de sa « folie ».

Angot : autofiction ? Il faut définir l'autofiction. Nous y allons de nos références, on débat de ce qu'on a pioché ici ou là, dans les critiques journalistiques, sur les sites internet : nous essayons de comprendre la différence entre autofiction et autobiographie. Les explications de Serge Doubrovsky nous aident et nous embrouillent (voir aussi le site Autofiction)
Angot nous dit-elle la vérité ? Quelle vérité ? Qui peut savoir à part elle-même (et encore !) quelle est la part du vrai, du construit, du roman, du conscient, de l'inconscient dans ses écrits ?

Alors nous passons à Fournier : son côté corrosif, son humour désenchanté. Mais à propos de son livre Où on va, papa ? nous avons entendu un autre son de cloche. La mère de ses deux enfants qu'il évoque dans le livre n'a pas la même version que le père. Bien sûr, chacun a vécu les événements à sa manière, avec ses opinions, ses sentiments, le recul qu'il est capable ou non de prendre. Mais quand elle dit que Jean-Louis Fournier a écrit un roman d'imagination, nous avons du mal à la croire. N'est-ce pas un récit, le témoignage d'un vécu cette histoire-là ? De l'autofiction ? Non, pourtant, nous ne sommes pas avec ce roman dans une forme d'autofiction.

 

On repart sur les définitions. Cela nous résiste. On tourne autour du pot. On convoque Justine Lévy, Annie Ernaux, Emmanuel Carrère, le dernier récit de Sylvain Tesson, Chloé Delaume. Autofiction ? Récit ? Roman ? Autobiographie ? Roman biographique ? Biographie romanesque ? Nous essayons de faire entrer ces auteurs dans des cases étiquetées et nous nous rendons compte que nous avons bien du mal ! Les frontières ne sont pas si étanches qu'elles y paraissent et au final on ne sait même plus très bien ce qu'est un « roman », où est la limite fiction / non-fiction.

Le mois prochain, nous parlerons de science-fiction... Peut-être que le terme sera plus facile à cerner que celui d'autofiction...

 

 

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Published by Nathalie Gerfaud-Valentin - dans Lire & Echanger a lu... et échangé...
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