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La prochaine réunion :

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Le : Jeudi 3 avril à 18h

  Lieu : nous contacter par courriel


lire.echanger [at] gmail.com

 

Thème : Jacques Chessex


 

Les réunions sont ouvertes à tous


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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 13:32

 

 

 

La rencontre de la jeune et originale jeune fille, Clarisse McClellan, qui se promène dans la rue à une heure tardive, et du pompier, Guy Montag me semblait pourtant prometteuse. Pompier original lui aussi puisqu’il n’éteint pas les incendies mais brûle les livres et les maisons qui les abritent. « Chouette boulot » pratiqué depuis 10 ans en symbiose spirituelle avec des coéquipiers pyromanes sous la direction de Beatty, l’amoureux des citations (uniquement… c’est sans risque de la perversion de penser par soi-même) et de l’élimination des intellectuels.


Mais Clarisse meurt et je commence à voir l’avenir et Fahrenheit 451 en creux. La question posée par Clarisse, à la première rencontre « Est-ce que vous êtes heureux ? » semble pourtant faire Koan dans le cerveau imbibé et inhibé au pétrole de Montag. Pas terrible, en effet, de retrouver, chaque jour, son épouse Mildred qui avale des somnifères pour oublier (définitivement ?) l’existence, en tous cas la date de leur première rencontre. Son horizon se limite aux murs écrans dont l’acquisition a facilité le surendettement du couple et à des conversations, sans contenu, avec des amies perfusées, elles aussi, aux images et sons.


Et petit à petit, la rédemption conscientielle du héros commence à se manifester : il garde des livres sous l’oreiller et dans les buissons du jardin  ; il retrouve un ancien professeur, Faber, qui le guide par la pensée et par l’oreille avant de rencontrer les rebelles de la voie ferrée, préservant dans leur mémoire, pour les transmettre, les œuvres condamnées par le pouvoir en place.


Après l’immolation par le feu du patron Beatty et l’horrible scène du Limier, robot sniffeur des gens ayant touché du papier imprimé, qui se trompe de victime et engourdit définitivement à la procaïne un promeneur innocent à la place de Montag, j’ai décidé de me sortir de la violence et du pessimisme que j’avais lus pour aller voir ce qui se passait en images autour du titre.


J’ai projeté, et vous envoie par courrier postal, le film Fahrenheit 9/11. Ray Bradbury, fut dépité de  voir utiliser le titre « Fahrenheit «  par Michael Moore. Mais, les deux œuvres ont tout et rien en commun. Le livre est de science fiction se déroulant aux Etats-Unis dans un futur imprécis et le film documentaire ( ?) retrace les dessous saisissants d’une présidence, avant et après le 11 septembre. Ce jour là, le président visitait un jardin d’enfants et n’a pas arrêté la lecture de Ma biquette dès l’annonce de la catastrophe. D’autres comme Néron, jouait de la lyre en regardant l’incendie de Rome ! Si l’argent n’a pas d’odeur, dans Fahrenheit 9/11 on sent, pourtant, un fort relent de pétrole. L’erreur de type Limier pour protéger la bande à papa se retrouve aussi. Enfin, pompier ou marine’s, même combat borné !

L’anticipation   de Fahrenheit 451 n’a pas pris une ride … La réalité de Fahrenheit 9/11 non plus…

 

 

Autre article sur Fahrenheit 451 :

 

Ray Bradbury, Fahrenheit 451 : réunion du 02/02/12

 

 

 

 

 

 

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