La prochaine réunion :

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  Le : Jeudi 7 juin 2012 à 18h

  Lieu : Salle 1/9 Centre Louis Armand à

St Jean de Maurienne

  Thème : la littérature japonaise

  Auteurs proposés : Murakami, Ogawa,

Tawada, Sekiguchi 


Les réunions sont ouvertes à tous

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Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 08:38

 

 

Jeudi 31 mai 2012 18h15 

La Médiathèque de St Jean de Maurienne reçoit Céline Minard, une jeune auteur encore peu connue du grand public mais qui trace un sillon très original dans la littérature contemporaine et dont la prose étonnante promet un rencontre passionnante. L'entretien sera conduit par Jocelyn Bonnerave, romancier et anthropologue.

Plus d'infos.


 

Samedi 2 juin

Rencontres littéraires de la FACIM au château de Clermont. Tout le programme sur le site de la FACIM

 

 

Jeudi 7 juin 2012 18h

Notre prochaine réunion Lire & Echanger autour de la littérature japonaise.



Jeudi 21 juin 14h30 

Le club lecture de la médathèque de St Jean autour de la musique dans la littérature.


 

Jeudi 28 juin 18h

Dernière réunion Lire & Echanger avant la trêve estivale. Au programme : Une vie de Maupassant et un repas partagé.

 

 

A noter que cette semaine, l'émission Les nouveaux chemins de la connaissance (France Culture tous les matins à 10h) est consacrée à Guy de Maupassant. L'émission du 21 mai était centrée sur le roman Une vie. A écouter pendant que c'est encore en ligne !

Cliquez pour écouter.

 


 

 

 

Par Lire & Echanger - Publié dans : Lire & Echanger va plancher sur...
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Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 16:05

 

 

Par le biais du roman Le Miroir de Cassandre et d'une nouvelle intitulée La Montre karmique, nous avons tenté de cerner ce qui fait le style et l'écriture de Bernard Werber et par là ce qui fait aussi son succès.


Nombreux à avoir lu et apprécié Les Fourmis il y a quelques années (un ton nouveau, une habile alternance entre fiction et données scientifiques, un univers étonnant), nous sommes nettement moins nombreux(ses) à avoir adhéré aux romans et nouvelles qui ont suivi. En dépit de ses idées originales voire passionnantes, Werber semble s'ingénier à saboter son travail à grands coups de dictionnaire des synonymes

 

On ne lui reprochera ni ses phrases courtes, ni son vocabulaire simplifié, après tout pourquoi pas ? En revanche l'usage scolaire du synonyme pour éviter les répétitions alourdit son style et confine parfois à l'absurde : "Il mordit à pleines dents dans l'aliment" pour éviter de redire "sandwich-merguez", franchement vous voyez souvent des gens mordre à pleines dents dans l'aliment, vous ? Une autre ? Allez je l'ai déjà citée en réunion cette phrase mais je ne résiste pas : "Des marchands de friandises circulaient pour solliciter les spectateurs par leurs orifices buccaux après les avoir sollicité par leurs orifices oculaires." Phrase ridicule comportant en prime une faute de grammaire dont on dira qu'il s'agit d'une coquille.

 

Werber construit des univers, dessine des beaux personnages attachants qu'on aime à suivre mais hélas il cède un peu trop à la facilité, au cliché et à une vision du monde simplifiée et manichéenne. Peut-être se repose-t-il un peu trop sur ce qui a fait son succès et a-t-il du mal à se renouveler ? A-t-il toujours autant de fans et de lecteurs à part en Corée où apparemment ses romans font toujours un tabac ? Il semble en tout cas en bibliothèque publique que ses romans n'intéressent plus énormément les lecteurs... Comment sera accueilli son prochain roman et cela vaudra-t-il le coup de l'ouvrir ?

 


 
Par Nathalie Gerfaud-Valentin - Publié dans : Lire & Echanger a lu... et échangé...
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Jeudi 26 avril 2012 4 26 /04 /Avr /2012 16:53

 

Michel HOUELLEBECQ « Extension du domaine de la lutte »


En montant sur un sycomore, j’ai rencontré un merveilleux oiseau aux belles couleurs : un pic vert. Pour saisir ses proies, des insectes ravageurs, il a une langue (de vipère ?) à la fois cylindrique et pointue, gustative et tactile, visqueuse sur toute sa surface, garnie à son extrémité de petits crochets et, qui mieux est, protractile c’est-à-dire susceptible de s’allonger démesurément pour pénétrer dans les trous creusés par … le bec… Mais où est le bec ? Sur ma table de cuisine, maculée « d’un reste de thon à la catalane Saupiquet », je réfléchis à la question. C’est vraiment sans queue ni tête et, quelque part « Extension du domaine de la lutte » de Michel Houellebecq avec ses fictions animalières,  va me remettre en chemin.

 

La construction de ce roman, en trois parties inégales, m’a étonnée. La première partie s’ouvre avec l’épitre aux Romains en 12 chapitres (comme les apôtres). J’ai mal saisi Romains, XIII, 12 mais découvert qu’en allant jusqu’à Roma…i…n XIII, 13 : « Marchons honnêtement, comme en plein jour, loin des excès et de l’ivrognerie, de la luxure et de l’impudicité, des querelles et des jalousies », j’avais une sorte d’ éclairage sur presque tout ce qui allait suivre.


On démarre par une soirée débilitante entre cadres moyens avec séance de strip tease et sirotage de vodka par le narrateur au point d’en perdre sa voiture (il dira qu’on l’a volée par crainte d’être pris pour un détraqué) au milieu des rues parisiennes qui commencent toutes par Marcel. Le ton est donné : la Règle d’un côté et …Les factures, la carte d’identité, la carte bleue… la voiture de l’autre ! Les contrastes (entre terre et ciel) sont tels que je ne peux pas résister au fou rire.


Dans l’entreprise d’ingénierie informatique où travaille le narrateur, les enjeux contractuels sont importants. On rit beaucoup des autres en oubliant que l’humour c’est d’abord rire de soi-même sans « vantardise de dépréciation »*. Le lien entre les cadres, moyens ou grands, est ténu en raison des déplacements lointains fréquents nécessaires pour la mise en place des progiciels et parce que l’environnement professionnel est lourd, très lourd, alourdi par le conformisme, la vanité et la pression pesant sur les « électroniqués, emmurés »* dans un quotidien d’efficacité, de rationalité et de rapidité.


Une deuxième partie, sans titre, nous explique justement le titre du roman : les individus les plus doués et les plus beaux ( !), bronzés après séjour aux Séchelles ( !) occupent des fonctions supérieures et s’accaparent des moyens de production mais aussi du sexe en super marché libéral. Je ne sais pas si Marx retrouverait ses petits dans cette assertion de notre homme « système » (Marx fut le premier à utiliser ce dernier mot). Mais c’est drôlement bien écrit et le verset bouddhique sur les fous (Dhammapada V 62) arrive à point nommé pour la compréhension du roman. C’est cet instinct de possession qui tue tout (avec ou sans « couteau à steak  de l’Unico ») «Ces enfants sont à moi » (Ah oui !), « ces richesses sont à moi » (tiens, tiens !) « Ainsi parle l’Insensé et il est tourmenté. Vraiment on ne s’appartient pas soi-même. D’où les enfants » (nombreux, en signe d’amour, pour eux ou pour soi ?). « D’où les richesses ». 


Troisième partie. Cette histoire finit bien : ils restèrent célibataires et n’eurent aucun enfant. Le 22 décembre, le collègue du narrateur, Raphaël Tisserand essaie une dernière fois de trouver l’amour en boîte mais le narrateur lui torpille le moral et lui dit, que foutu pour foutu, il peut tuer la fille convoitée (canon) partie avec un autre homme (très beau). Raphaël renonce au crime (« Ah, oui, avoir des valeurs »). Le narrateur tombe malade parce qu’il ne prenait pas son psy quotidien comme son ancienne amie, Véronique la poison, qu’il aurait dû manger en salade. Raphaël Tisserand se tue en voiture. C’est fini « Ah oui, c’était au second degré ! On respire » (Michel Houellebecq parle du chapitre précédent que j’intitule « pousse-au-crime » !).

 

Ne pas tuer mais se tuer à aimer. Oui, ça peut marcher aussi en entreprise.


* Bernard Leblanc-Halmos « Le clan des emmurés », L’Etre Image, Septembre 2008 c’est-à-dire presque 10 ans après « Extension du domaine de la lutte ».

 

 

Autre article sur le même sujet :

 

Michel Houellebecq : réunion du 12 avril 2012 (1)

Par Simone Huc - Publié dans : Lire & Echanger a lu... et échangé...
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